L'étude des grands requins

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L’Etude des mouvements des grands requins dans les zones côtières de Nouméa et de Bourail a été lancée la semaine dernière. Une opération pilotée par la Province Sud avec le soutien de l’IRD.

L’Etude des mouvements des grands requins dans les zones côtières de Nouméa et de Bourail a été lancée la semaine dernière. Une opération pilotée par la Province Sud avec le soutien de l’IRD. Cet après-midi, la collectivité faisait une première restitution. 

Cette étude a été décidée au regard de la problématique requin posée ces dernières années dans les zones de Nouméa et Bourail. 
Après avoir lancé en 2016 une campagne de surveillance sur Poé avec ULM et Tours de guets, puis une campagne de capture pour déplacer des requins tigres en dehors du lagon, les collectivités passent à la deuxième phase, celle d’étudier le comportement et les déplacements des grands squales. 
C’est ainsi qu’a débuté la semaine dernière une nouvelle campagne de capture sur Nouméa qui a permis de baguer 4 requins bouledogues de 2m55 à 2m94, pris à Moselle et à Nouville. 



Signalons que c’est une 1ère mondiale d’avoir réussi à déplacer aussi loin - jusqu’à 60km - des grands requins. 
En tout l’étude prévoit d’en suivre 40 au minimum sur 4 ans. Des requins qui seront pour moitié tigres et bouledogues, et qui auront été prélevés en quantité égale sur Nouméa et Bourail. 

Des requins qui une fois capturés, ont eu le droit à une petite chirurgie. 
Ils ont eu une petite incision d’environ 3cm au niveau de la cavité abdominale pour leur placer un émetteur. Ils ont été ensuite recousus, le tout en pleine navigation, dans un flotteur submergé avant d’être relâché. Ce sont ensuite des hydrophones qui permettront de relever leur déplacement et d’en tirer des données.



Et pour ce qui est du suivi de l’abondance de ces grands squales, des Stéréo Caméras appâtés seront utilisées. A savoir deux caméras qui permettent par triangulation de mesurer exactement la taille des animaux. Ces derniers seront appâtés par des tubes en PVC qui renferment 12 sardines. 
 
Son objectif est de mettre en place une politique coordonnée de gestion et de préservation de ces animaux potentiellement dangereux à partir des données qui seront collectées. 

(Crédits photos : Province Sud)