La 4e tranche du PGE bientôt versée à la Nouvelle-Calédonie
Le président du gouvernement annonce le déblocage de la 4ème tranche du PGE. Milakulo Tukumuli faisait le point sur deux sujets d'actualité : la situation des finances de la Nouvelle-Calédonie et la desserte des îles.

Sur le plan économique d'abord, et après le retour de la mission transpartisane qu'il a conduite à Paris il y a quelques jours, le président du Gouvernement a annoncé une bonne nouvelle. Elle concerne la 4e tranche du prêt garanti par l'État, d'un montant de près de 14 milliards de francs.
Un versement de cette 4e tranche qui était conditionné au vote par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie du compte administratif et du budget supplémentaire 2026. Ce qui a été fait il y a quelques jours. À cette tranche du PGE vient s'ajouter une subvention du ministère des Outre-mer d'un montant de 7 milliards de francs. Une somme globale importante qui malheureusement ne permettra pas à la Nouvelle-Calédonie de boucler l'année 2026 et de débuter 2027.
La fin de l'année 2026 et le début de 2027 sont donc conditionnés, vous l'avez compris, aux décisions qui seront prises par les parlementaires à Paris. Les financements seront aussi conditionnés à la mise en place du contrat de responsabilité approuvé par l'État et la Nouvelle-Calédonie lors de la mission transpartisane. Un contrat de responsabilité avec forcément des réformes à faire par la Calédonie. À ce propos, le président du Gouvernement recevra vendredi l'ensemble des partenaires sociaux. Rappelons que ce contrat de responsabilité devra être mis en place avant la fin de l'année.
Lors de cette rencontre avec la presse, le président du Gouvernement a également évoqué la situation du transport aérien vers les îles. Si la situation s'est débloquée à l'île des Pins et à Lifou, la desserte d'Ouvéa, qui a partiellement repris il y a quelques jours, n'est pas totalement réglée. Quant à la desserte de Maré, elle reste totalement bloquée depuis plus de 6 mois.
Et à propos de transport, Milakulo Tukumuli a rappelé qu'il s'agissait d'une compétence du Gouvernement qu'il entendait bien reprendre totalement en main dans le cadre de la création d'un schéma de mobilité global : air, terre et mer. Un schéma qui ne devra pas se résumer à la question de savoir si, et je cite, « les avions d'Aircal doivent décoller et atterrir depuis Magenta ou Tontouta », fin de citation.


