La Province Sud prépare un nouveau budget contraint
Réunis en séance publique, les élus ont tenu le débat d’orientation budgétaire. La prospective repose sur une assiette de répartition estimée à 101 milliards de francs, grâce notamment à l’intervention de l’État à hauteur de 21,5 milliards. Crédit Province Sud

Pour 2027, la province devra maîtriser ses dépenses. En 2026, les recettes affichent une baisse de 3,6 % par rapport à 2025. La fiscalité additionnelle poursuit son recul, avec -3,9 %, notamment sur les patentes. Les dépenses, elles, ont augmenté de 3,5 %. La masse salariale progresse de 3 %, en raison notamment des mesures liées à l’attractivité des soignants. Les interventions et subventions sont en hausse de 10,5 %. Selon l’exécutif provincial, cela reflète le relèvement nécessaire des dépenses liées à la santé, à la protection sociale, à l’enseignement, à la jeunesse et à l’emploi.
La province tient à maintenir un fonds de roulement d’environ 50 jours et surtout préserver une enveloppe d’investissement d’environ 12 milliards CFP.
C’est donc dans un contexte budgétaire et économique toujours tendu que se déroulera l’examen du budget primitif, le 3 décembre. C’est à cette occasion que les arbitrages seront connus.
Dans un tout autre domaine, les élus ont créé un dispositif en matière de réglementation environnementale. Les auteurs d’infractions pourront être condamnés à une peine à visée pédagogique : un stage de 6 heures sur une journée, avec une matinée consacrée à des interventions sur le cadre pénal et les enjeux environnementaux, et un après-midi d’actions sur le terrain.
Par ailleurs, la province Sud continue d’encourager l’installation de médecins dans les déserts médicaux, avec une aide pouvant aller jusqu’à 6 millions de francs par médecin. Elle étend cette aide à 8 spécialités en tension critique, qui pourront en bénéficier quel que soit leur lieu d’installation en Province Sud. Il s’agit de l’anatomie -cytologie pathologiques, la dermatologie, la gériatrie, l’hépato-gastro-entérologie, la neurologie, l’ophtalmologie, la rhumatologie et l’urologie.
La séance s’est poursuivie par l’adoption de modification du dispositif « Bien avec mon école ». Déployé dans 10 écoles grâce au soutien de l’Etat, il permet d’apporter un accompagnement global à la fois éducatif, social, sanitaire et familial.


