Le cri d'alarme de la FCBTP

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« Le BTP est sur une voie sans issue ! » C’est le cri d’alarme que lance la FCBTP, aujourd’hui, en rendant publique son analyse des données fournies par le gouvernement sur les projets prévus cette année pour relancer le secteur.

La Fédération Calédonienne du BTP dénonce les effets d’annonce du gouvernement et tire la sonnette d’alarme. On se souvient qu’en réponse à la manifestation des acteurs du BTP dans les rues de Nouméa, en fin d’année dernière, le président du gouvernement, entouré notamment des bailleurs sociaux, avaient annoncé la perspective d’investissements à hauteur de 62 milliards cfp en 2019. Une enveloppe qui a nourri de faux espoirs chez les professionnels du Bâtiment et des Travaux Publics qui dénoncent, aujourd’hui, des effets d’annonce. Réunis au sein de la Fédération Calédonienne du BTP, ils lancent un nouveau cri d’alarme et appellent à une prise de conscience collective et notamment des politiques. Face à l’attentisme des investisseurs privés, seule la relance de la commande publique serait de nature à relancer l’activité plaide son président, José Aparisi (photo). 

6 milliards de mise en chantier effective en 2019 sur les 62 milliards annoncés, c’est le résultat auquel est parvenu la FCBTP au terme de 3 semaines d’analyses des documents fournis par le gouvernement. Une estimation, par ailleurs, très optimiste puisqu’elle intègre notamment le lancement du projet du Carré Rolland d’ici la fin de l’année. En attendant, entre les fermetures d’entreprise et les licenciements, le BTP, qui a déjà perdu 2500 emplois en 5 ans, va encore en perdre 1300 d’ici la fin juin. Une situation inextricable sur laquelle la Fédération Calédonienne du BTP tient à attirer l’attention des Calédoniens.

Pour la Fédération Calédonienne du BTP, tous les corps de métiers sont impactés par cette crise générale sans précédent. Elle demande que des projets majeurs comme la 2 fois 2 voies Païta-Tontouta soit enfin lancés, que les collectivités publiques consomment la totalité de leur budget d’investissement ou encore que les bailleurs sociaux, qui disposent de trésorerie, bénéficient d’un accompagnement pour lancer certains de leurs programmes, retardés par de nombreux freins administratifs.