Puissance des fours SLN abaissée

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La situation devient préoccupante à la SLN. Après des semaines de conflit qui paralysent partiellement la production, les réserves sont tombées au plus bas et l'opérateur historique a dû prendre hier des décisions importantes…

Des décisions importantes à la SLN, et dont les conséquences à court terme pourraient être graves. Hier, la puissance des trois fours de Doniambo a été abaissée. Comme nous vous le disions dès la fin de la semaine dernière les stocks de minerai sont tombés sous la barre des 150 000 tonnes, et hier, en dessous de 140 000. A plein régime cela correspond à 12 jours de production et il a donc fallu baisser la puissance des fours pour rallonger la durée de vie du stock. C'est le début d'un plan de pilotage qui comporte trois étapes successives. La première consiste donc à baisser la puissance. La deuxième, dès lors que le stock est inférieur à 100 000 tonnes, prévoit une nouvelle réduction. La troisième étape, décisive, c'est ce qu'on appelle "la mise à bain nu". Le four n'est pas encore éteint, on le maintient seulement au chaud pour éviter le refroidissement des briques. Enfin si la situation se complique encore, la logique veut que l'un des fours soit définitivement éteint et, selon nos informations, il s'agirait, si la décision devait être prise, du four numéro 11, qui fonctionne à plein régime depuis maintenant 27 ans.

Mais si le scénario de l'extinction d'un four n'est pas encore sur la table, c'est bien parce que cette solution aurait une autre conséquence, très grave celle-là : la fermeture annoncée de l'un des sites de la SLN. En l'occurrence, et toujours selon nos informations, si une telle décision devait être prise, c'est le site de Népoui qui serait fermé, provoquant non seulement la perte sèche de plus de 200 emplois directs, mais également de 600 emplois induits.

Evidemment personne ne souhaite que ce scénario du pire devienne réalité, mais les syndicats sont divisés. Les organisations majoritaires ont voté et appliquent la nouvelle organisation du travail alors que d'autres réclament de nouvelles négociations.

La Présidente du groupe Eramet, interrogée le week-end dernier par notre correspondant à Paris, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette situation. Elle déclare attendre les résultats trimestriels du groupe, en février, pour le faire. Mais personne ne doute que Christel Bories ait déjà sa petite idée sur la question.