Squash, patate douce : peut-on réduire l'usage des pesticides dans ces cultures ?
La chambre d'agriculture et de la pêche se lance dans ce projet, PARSANOVA, dont l'objectif est de réduire la dépendance des producteurs aux pesticides.

Chambre d'agriculture et de la pêche
Réduire notre dépendance aux pesticides. C’est l’objectif de la chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie. Elle a répondu à un appel à projet du ministère de l’agriculture et se lance dans un vaste plan d’action.
Un plan d’action pour la réduction de substances actives et le développement durable en culture de patate douce et squash, c’est l’intitulé exact de ce projet, le PARSANOVA. Une formulation, un peu compliquée, mais le principe est simple : trouver des alternatives aux pesticides. Car aujourd’hui les producteurs sont dépendants des produits phytosanitaires. Les plantations sont menacées par différents types d’insectes, qui peuvent ravager jusqu’à 90% des cultures. Sébastien Utard, ingénieur et chef de projet parsanova à la CAP NC, nous en dit plus.
Le projet PARSANOVA va donc permettre de mobiliser scientifiques, producteurs, sur trois, ans pour, expérimenter. Et cela passe par la mise en place notamment de fermes pilotes nous dit Sébastien Utard.
Et l’une des solutions innovantes pensées pour lutter contre les indésirables, sans utiliser de pesticides, c’est une solution fondée sur la nature. Des prédateurs naturels aux charançons, des entomopathogènes, ce sont en fait des champignons parasites. L’étude sera menée notamment par l’Université de la Nouvelle-Calédonie par Valérie Burtet, professeure des universités.
Comme autre alternative aux pesticides, il y a l’utilisation de vitro-plants, cela se fait déjà sur le territoire pour les cultures de bananes. Mathieu Favoreu est membre du laboratoire Aura Pacifica, l’entreprise spécialisée en vitro-plants.
Au total, pour ce projet PARSANOVA, la CAP NC bénéficie de 186 millions de francs reçus du ministère de l’agriculture.


