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Trois gardes à vue après l'agression des jeunes sur l'îlot Ange

Le parquet fait le point sur la procédure en cours. Les faits remontent à jeudi dernier.

19 octobre 2026 à 00:08
Palais de justice

Une enquête pour des faits de vol en réunion, violences en réunion et menaces de crime est en cours. Les faits se sont passés vers 23h, jeudi dernier : un groupe de cinq mineurs âgés de 15 à 16 ans, accompagné d’une personne majeure, étaient venus camper sur l'ilot Ange à Païta. Lors de la deuxième nuit, un groupe de sept individus a débarqué sur l'ilot.

Ils ont pris attache avec les jeunes, et ont demandé à utiliser leurs braises pour faire cuire du cerf tout en leur proposant de l'alcool.

Au cours de la soirée, un homme, présentant un ascendant certain sur les autres, s’est montre particulièrement menaçant vis-à-vis du groupe de campeurs, en agitant un sabre d'abattis, et en frappant des arbres, ce qui a commencé à inquiéter les plus jeunes.

Il a commencé, avec ses amis, à porter des coups aux jeunes : coups de poings et de pied.

Au cours des échanges de coups, un individu a menacé de mettre le feu à une tente où se trouvait une jeune fille de 16 ans, demandant à ce qu'elle en sorte tout en positionnant un bidon d'essence à proximité.  Il a déclaré notamment : « si ta copine ne sort pas, je la brûle avec la tente ».

Le groupe des sept mis en cause s’est mis ensuite à la recherche de deux jeunes ayant pris la fuite autour de l'ilot, avec une lampe torche 

Ils ont enfin quitté les lieux à bord de leur propre bateau, en dérobant le bidon d'essence et trois chargeurs, tout en remerciant les jeunes campeurs "pour le combat".

A ce stade, les six victimes ont été entendues. Leur préjudice tant corporel que psychologique est en cours d’évaluation.

La mineure qui se trouvait dans la tente a déclaré lors de son audition avoir été très angoissée par la scène d’agression, en évoquant une "chasse à l'homme".

La brigade de gendarmerie de Païta a procédé à l’interpellation de trois auteurs présumés de ces actes de violences aggravées et menaces, à savoir un mineur de 17 ans et deux majeurs âgés de 18 et 19 ans.

S’agissant de faits d’une gravité certaine, les enquêteurs et le parquet entendent mener cette enquête avec détermination dans l’objectif d’un traitement judiciaire rapide et ferme.

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