Une mission de sauvegarde du patrimoine calédonien menée sur plusieurs sites
Grâce aux nouvelles technologies numériques, il est aujourd’hui possible de documenter plus précisément les sites historiques, notamment grâce à la 3D. Archéologues, chercheurs et représentants de plusieurs institutions ont ainsi mené une mission, coordonnée par le Haut-Commissariat, afin de mieux connaître ces sites calédoniens et de disposer de données précises pour leur étude, leur conservation et leur transmission.

Première étape de cette mission de deux semaines : l’exploration et la cartographie de la grotte ornée de Fetra Hé, à Lifou. Le site avait déjà été exploré il y a une trentaine d’années, mais en raison de conditions d’accès particulièrement difficiles, la documentation réalisée à l’époque était restée limitée. La technologie 3D a donc permis de compléter ces connaissances et notamment de documenter et d’analyser un ensemble de peintures encore méconnues. Franck Leandri, chef de la mission aux affaires culturelles du Haut-Commissariat et conservateur général du patrimoine.
La photogrammétrie et l’acquisition de données en 3D vont ainsi permettre de créer un jumeau numérique complet de la grotte. Un outil qui permettra de l’étudier à distance, sans multiplier les accès sur le site, et ainsi contribuer à préserver son état.
La mission s’est ensuite poursuivie en Province Sud, à Dumbéa, avec un relevé réalisé à la Maison Lacroix. Dernier volet de ces opérations : les vestiges de l’ancien bagne situé sur l’île des Pins. Dans le prolongement de ces travaux de terrain, un séminaire a également été organisé à l’initiative de l’UNC et de la mission des affaires culturelles du Haut-Commissariat. Un temps d’échange qui a permis aux professionnels de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, mais aussi de Nouvelle-Zélande, de confronter leurs méthodes et leurs expériences.
Franck Leandri, chef de la mission aux affaires culturelles du Haut-Commissariat, va désormais rédiger un rapport consacré à cette mission. La prochaine étape consistera à le soumettre aux différents partenaires associés au projet, afin de définir les modalités de conservation et de transmission de ces données aux générations futures.


