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240 milliards de francs sur 5 ans : l'Etat lance le plan de refondation économique et sociale

Il a été présenté par le Haut-Commissaire, en présence des représentants institutionnels et des acteurs économiques et sociaux.

Par Jean François Bodin 25 mars 2026 à 07:10
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240 milliards de Francs sur 5 ans : c’est donc le montant que l’Etat va verser à la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre du pacte de refondation économique et social. 

Mais au-delà de la somme, ce pacte porte une ambition:  la reconstruction, sur des bases solides, et rapidement. Le Haut-Commissaire a rappelé que l’Etat avait d’abord répondu aux besoins urgents après la destruction de l’économie Calédonienne et des conséquences sociales générées par les émeutes de mai 2024. Un engagement qui a permis d’éviter l’effondrement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. En 2024, l’Etat a débloqué 360 milliards de Francs pour la Nouvelle-Calédonie, puis 350 l’an dernier. Ce pacte est donc une nouvelle étape a souligné le Haut-Commissaire Jacques Billant. 

Et pour cela, 240 milliards de Francs vont être consacrés à ce pacte de relance Après les épreuves traversées par le territoire, l’Etat a fait le choix de la solidarité nationale et de la responsabilité a insisté la ministre des Outremers Naïma Moutchou, qui avait enregistré un message vidéo spécialement pour cette occasion. 

Le Haut-Commissaire a ensuite détaillé ce pacte de refondation, qui repose sur 6 piliers. Ce n’est pas une simple addition de lignes budgétaires, mais bien une stratégie sur les 5 prochaines années qu’il va permettre de déployer. 

Sur ce sujet, le pacte prévoit une baisse d’impôt sur les sociétés et les zones franches, des garanties bancaires et du micro-crédit consolidé, notamment en terres coutumières et une défiscalisation pour la reconstruction des entreprise détruites pendant les émeutes. 

Le pilier 2 prévoit d’investir dans les infrastructures essentielles, de diversifier l’économie et de protéger les populations face aux changements climatiques et prévoit un plan quinquennal de protection des populations et de désenclavement. Un point sur lequel une communication plus précise est prévue dans les prochaines semaines, tout comme sur le pilier 3 ; qui consiste à construire un modèle durable pour le Nickel. D’ici la mi-2026, les partenaires Calédoniens, avec l’appui de l’Etat, devront élaborer un plan de transformation de la filière et prendre les engagements nécessaires à son succès. 

La jeunesse n’est pas oubliée puisqu’elle est au cœur du 4ème pilier de ce pacte, qui prévoit 1.000 parcours d’insertion et d’engagements, 100 postes supplémentaires d’éducateurs et médiateurs, et la création d’une compagnie supplémentaire du RSMA. 

Le 5ème pilier consiste à rétablir les finances publiques, et le 6ème à renforcer la cohésion sociale par des actions de proximité. 

Sur tout ces points, la volonté de l’Etat est d’aller vite, et il a déjà validé la mise en œuvre de 64 projets présentés par les institutions. Parmi eux, entre autre, la réhabilitation des ponts de la Tontouta et de Nouville, une liaison Hienghène – Kaala-Gomen, une liaison Ducos-Koutio, des projets d’alimentation en eau potable ou équipements de gestions de déchets pour plusieurs communes ou encore la construction d’un centre d’incendie et de secours au Mont-Dore, des projets d’aménagements touristiques sur les ilots Amédée et Canard, etc, etc… 64 premiers projets que l’Etat va prendre à sa charge à 100%, pour un montant de 76 milliards de francs. 

Des projets concrets, dont certains sont déjà lancé, et les autres doivent démarrer avant la fin de l’année. Ce qui a fait dire au Haut-Commissaire : ‘’nous franchissons une étape importante’’. 

Les acteurs économiques et sociaux, qui ont contribué à l’élaboration de ce pacte dans le cadre la mission interministérielle, sont satisfaits de l’engagement de l’Etat. 

Une bonne nouvelle pour l’emploi a souligné Christophe Coulons, le président de UT CFE CGC à la fin de la réunion. 

Un plan satisfaisant également pour le vice-président de la Cogetra, Tony Dupré, qui espère des retombées positives rapidement. 

Les organisations patronales saluent également ce pacte de refondation économique et social. Il était nécessaire commente le président du Medef, Bertrand Courte. Nécessaire, mais pas suffisant. 

Le président du gouvernement Alcide Ponga salue lui aussi ce pacte de refondation. Mais il n’oublie pas la part que doit prendre la Nouvelle-Calédonie dans la reconstruction économique et sociale. 

Ce pacte de refondation économique et social peut être consulté par tous, sur le site du Haut-Commissariat. 

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