La navigation maritime au cœur des discussions entre les pays du Pacifique Sud-Ouest à la CPS
Jusqu’à vendredi, 19 pays de la région, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, sont réunis à la Communauté du Pacifique, à Nouméa, pour notamment mettre à jour leurs cartes maritimes.

C’est la deuxième fois que la Nouvelle-Calédonie accueille cette commission depuis sa création en 1981. Depuis lundi, la Nouvelle-Zélande anime des ateliers techniques afin de former les participants à la maîtrise et à la diffusion d’informations relatives aux dangers potentiels en mer.
Au cours des trois prochains jours, les pays devront également définir les standards à adopter en matière de production des cartes de navigation. Concrètement, cet alignement des pratiques maritimes permettra à un commandant de navire de naviguer de la même manière dans des eaux australiennes que dans des eaux calédoniennes. Un pays qui ne suivrait pas ces standards pourrait se voir exclu du commerce international maritime, qui représente pas moins de 80% du commerce mondial.
Au-delà de la sécurité des navires qui empruntent ces routes, l’hydrographie permet aussi à la Nouvelle-Calédonie de définir de nouveaux itinéraires de navigation, que ce soit pour le Betico ou pour les paquebots de croisière.
Sur le territoire, la production et la mise à jour des cartes maritimes relèvent d’une compétence partagée : le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est chargé de la cartographie du lagon. L’État, lui, est responsable de la cartographie de la zone économique exclusive.


