L’État va devenir très largement le premier actionnaire d’Eramet
Une annonce de l’Élysée la nuit dernière. L’État va augmenter significativement sa participation au capital du groupe minier fin 2026, sans toutefois franchir le seuil de 50 %. Christel Bories s’est félicitée d’une « excellente nouvelle pour Eramet ».

La PDG s’exprimait après l’accord entre ses deux principaux actionnaires, l’État et la famille Duval.
Eramet a subi de lourdes pertes en 2025 : 477 millions d’euros, soit environ 57 milliards de francs. C’est pourquoi l’entreprise a décidé d’augmenter son capital au 4e trimestre de cette année, à hauteur de 500 millions d’euros.
L’Agence des participations de l’État (l’APE) va participer à l’augmentation de capital « à hauteur de sa quote-part, c’est-à-dire les 27 % de capital actuel », et va aussi « racheter une partie des droits de souscription préférentiels de l’autre actionnaire », la famille Duval, qui restera le 2e actionnaire du groupe minier, dans des proportions qui ne sont pas encore définies.
Cet accord « permet à Eramet de disposer rapidement des moyens financiers nécessaires pour rétablir ses équilibres » et répond à la stratégie de l’État en faveur de la souveraineté industrielle française et européenne.
La PDG a indiqué que le groupe travaillait également à « l’amélioration de sa performance opérationnelle et financière », ainsi qu’à « une monétisation d’actifs ciblés », avec des cessions totales ou partielles de sites envisagées.


