Quel avenir pour nos anciens?

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Dossier des retraites : l'intersyndicale des retraités réaffirme qu'elle continuera de faire entendre sa voix auprès du nouveau gouvernement.

Bruno Héuéa, l'un des portes paroles de l'intersyndicale des retraités

Les retraités suivent de près le dossier du « mieux vieillir » en Calédonie. S’ils se félicitent de la mise en place d’une carte sénior, ils regrettent que ce dispositif ne soit pas encore assez reconnu, et mal adapté au monde économique. Une illustration : la future tarification du réseau de bus Tanéo, qui n’en tient pas compte. Pour les carburants, ils évoquent aussi certaines enseignes qui proposent des remises, mais pas toutes… Bref, les exemples sont nombreux, selon l’intersyndicale, pour prouver qu’il n’y a toujours pas de mesure phare pour faire reconnaître une vraie politique des séniors. 

L’intersyndicale qui se dit prête à se mobiliser, si elle ne reçoit pas des signaux positifs. Elle rappelle que la Calédonie compte près de 30 000 retraités, c’est-à-dire des consommateurs, et des personnes indirectement impliquées dans la vie de leurs enfants et petits-enfants : actifs, ou à l’école, qu’elles aident avec leurs pensions. 

Les retraités réclament notamment des chiffres officiels pour comprendre exactement à quel point l’inflation se répercute sur leurs pouvoirs d’achat. Selon eux, si les indices sont nombreux, aucune méthode de calcul ne permet encore véritablement de prendre en compte le poids des retraités dans la vie économique calédonienne. 

Le sujet des complémentaires santé est également un dossier épineux auquel il faudra s’attaquer, selon l’intersyndicale. 

Enfin la question des prix de l’alimentation et des produits de première nécessité doit être évoqué, sachant que des retraités doivent parfois vivre avec une pension de moins de 200 000 francs par mois.