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La reconnaissance de l’état d’urgence sociale en Nouvelle-Calédonie largement débattue au Congrès

Premier rassemblement des élus du Congrès boulevard Vauban pour cette année 2026. Une séance avec trois points à l’ordre du jour et qui ont pour certains, suscité le débat.

Par Léana Colombo 8 janvier 2026 à 06:28
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Un débat avec des points de vue divergents concernant l’inscription d’une reconnaissance formelle par l’Etat d’un état d’urgence sociale en Nouvelle-Calédonie. Ce texte a été déposé il y a 6 mois par Pierre-Chanel Tutugoro chef de file du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès, et finalement adopté de justesse ce matin, à une voix près ! Une proposition de résolution pour faire face à cette crise révélée et aggravée par les événements du 13 mai 2024 mais qui existait déjà avant cette date, notamment dans la filière nickel explique Pierre-Chanel Tutugoro.

En 2024, la perte du PIB est estimée à plus de 10%, avec une destruction massive d’emplois et une dégradation rapide des conditions de vie pour une large partie de la population. Cet état d’urgence permettrait donc une mobilisation de dispositifs juridiques, budgétaires et humains exceptionnels. Pour autant, et le groupe Rassemblement et l’intergroupe Loyalistes, qui ont voté contre, soulignent que l’action de l’Etat ne servirait que peu s’il n’y a pas d’accord politique. Gil Brial, de l’intergroupe Loyaliste.

Le groupe UNI s’est quant à lui abstenu. Jean-Pierre Djawié, chef du groupe, a déclaré vouloir se mettre au travail avant les prochaines discussions à Paris la semaine prochaine. 

Tout comme le groupe UC-FLNKS et Nationalistes, l’intergroupe Calédonie Ensemble / Eveil Océanien a voté pour le texte. Philippe Dunoyer, chef de file de l’intergroupe Calédonie Ensemble / Eveil Océanien avance l’urgence de créer un fonds d’urgence pour soutenir notamment les associations.

Durant l’examen de ce projet de délibération, la question de la responsabilité dans les émeutes de mai 2024 a également été longuement abordée.

 

Une conférence nature en Nouvelle-Calédonie fin 2026

 

Autre projet de délibération approuvé : celui de l’approbation d’un mémorandum d’entente avec le Programme régional océanien pour l’Environnement (Ou PROE), et la Nouvelle-Calédonie concernant l'organisation de la 11ème édition de la conférence nature, qui sera organisée au second semestre 2026. Une proposition de délibération finalement adoptée sans les votes de l’Intergroupe Loyalistes. Selon Jeremie Katidjo-Monnier, membre du Gouvernement notamment chargé du secteur de la transition écologique, cet événement permettrait de développer l’attractivité du Territoire et de mettre en lumière les initiatives en matière de conservation environnementale. Plusieurs élus de l’intergroupe Loyalistes ont rappelé que les Provinces participaient activement à la protection de l’environnement mais étaient souvent oubliées dans les discussions avec l’Etat au profit du Gouvernement. Un glissement regrettable selon Philippe Blaise.

Cet évènement prévu en Nouvelle-Calédonie au mois de septembre ou octobre 2026 devrait coûter 80 millions de francs : 50 millions seront financés par le Programme régional océanien pour l’Environnement. Reste la part du Gouvernement qui s’élève à 30 millions mais qui pourraient être co-financés par des investisseurs.

 

La fiscalité nickel revue

 

Enfin, les élus ont approuvé, en dehors de l’UNI qui a voté contre, une proposition de délibération portant modification du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie et la redevance sur les extractions de produits miniers. Un texte déposé par Milakulo Tukumuli de l’intergroupe Calédonie Ensemble / Eveil Océanien.
 

L’adoption de ce texte permettra également de supprimer la double imposition mais aussi de résoudre la problématique des concessions minières à cheval sur deux communes.

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