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Philippe Gomès et Philippe Michel sont jugés en appel dans l'affaire des emplois présumés fictifs qui leur a valu une condamnation en première instance

Philippe Gomes et Philippe Michel de nouveau devant la justice. Les deux anciens élus sont jugés en appel dans le cadre l'affaire des collaborateur wallisien et futunien entre 2014 et 2019 qui concerne une quarantaine de contrat présumés fictifs.
Ce sont, au total, 5 cadres de Calédonie ensemble qui sont rejugés en appel lors d'un procès qui doit durer trois jours.
Un dossier qualifié de foisonnant par la présidente de la cour d'appel qui a résumé l'affaire en ouverture des débats. Sur cette mandature, Calédonie Ensemble était à la tête de la province sud mais aussi du gouvernement. Il ressort, du rappel des faits, que le parti de Philippe Gomes employait des collaborateurs recrutés dans la communauté wallisienne et futunienne afin de faire de la propagande politique au sein de la communauté. Tous avaient un rôle coutumier. Il apparaît, à la lecture du dossier, que certains collaborateurs ne se rendaient pas aux réunions et pour certains, qu'ils ne parlaient même pas français. Des éléments qui ont conduit à la mise en examen puis la condamnation de cinq cadres de Calédonie ensemble pour détournement de fonds publics dans cette affaire d'une quarantaine d'emplois fictifs.
Il y'a un an, Philippe Gomès et Philippe Michel avaient été condamnés, par le tribunal correctionnel de Nouméa, à des peines respectives de 4 ans et de 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, ainsi qu'un aménagement de peine sous bracelet électronique. Ils avaient aussi écopé de 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
L'exécution provisoire avait été confirmée par le Conseil d'Etat en décembre ce qui avait contraint les deux élus à perdre leur mandat à la province sud et au congrès. Les prévenus n'ont pas changé leur ligne de défense. Ils estiment que les collaborateurs sont payés pour faire de la politique de terrain et donc convaincre de voter pour le parti. Calédonie ensemble estime aussi que la délibération 100 CP qui cadre le travail des collaborateurs des groupes politiques et des élus doit être réformée pour clarifier leur rôle.
Les réquisitions sont attendues mercredi et jeudi, la parole sera à la défense. Parmi les conseils de Philippe Gomès, le ténor du barreau parisien, Me Jean-Yves Leborgne.


