
LA CHRONIQUE DE LA SEMAINE ÉCOULÉE
La chronique de la semaine écoulée
Les gauchistes sont de retour et ils sont à la manœuvre.
Leur dernière publication, c'est le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, une officine qui se présente comme une autorité administrative indépendante, accréditée auprès des Nations Unies, mais qui ne semble avoir d'indépendante que le nom.
Elle s'est autosaisie de la situation calédonienne et elle vient de publier un avis explosif sur la gestion de la crise qu'a connue la Nouvelle-Calédonie en mai 2024.
Une gestion, dont elle explique doctement, dans un document de 28 pages, qu'elle a été "essentiellement répressive", en jugeant que l'État n'a pas respecté plusieurs droits humains fondamentaux. Excusez du peu !
Pour sauver les apparences, la commission consultative a auditionné beaucoup de gens mais si elle a écouté les représentants de l'Etat, elle ne les a manifestement pas entendus.
Elle a eu, en revanche, une oreille très attentive aux mensonges, désinformations et propagandes qui lui ont été soufflés par les responsables indépendantistes, les membres de la CCAT et les "calédologues" engagés.
Il en ressort une caricature de rapport qui enchaine les contrevérités et qui apparait comme une véritable imposture. Il ne traduit, en rien, ce que les calédoniens ont vécu lors de ces violences insurrectionnelles ni les dramatiques dégâts été provoqués par les émeutiers.
Il faut dire que ce n'est pas ce qui intéresse la commission.
Elle n'a que faire des droits de l'homme, ni de la réalité des faits. Son prisme, c'est que les auteurs des exactions de mai 2024 sont des victimes et que l'Etat, les forces de l'ordre et la justice sont forcément coupables. C'est ainsi qu'elle dénonce, sans vergogne, "un affaiblissement préoccupant des droits fondamentaux, affectant en particulier la population kanak, dans un contexte marqué par des discriminations structurelles persistantes, de fortes inégalités sociales et une remise en cause du processus d’autodétermination mis en œuvre par le Gouvernement."
Tout est dit !
La population kanak est une victime. Elle subit des discriminations et des inégalités sociales ce qui justifie les émeutes de 2024.
Quant à l'Etat, il est son bourreau, au travers d'un usage excessif de la force, de mauvais traitements et de violence en tout genre. Et en plus, il n'a même pas achevé le processus de décolonisation !
Idéologisé, caricatural, affligeant au point d'en être pathétique, ce pseudo rapport fait, en revanche, l'impasse sur les victimes de mai 2024. Il ne les a pas vues, pas entendues, pour lui, elles n'existent pas. La commission ne parle pas destructions d'entreprises, d'infrastructures publiques, de logements ou d'églises. Elle ne prend pas en compte la chute de 13% du PIB, ni le chômage massif et les problèmes sociaux qui en ont résulté. Elle n'a pas entendu parler des exactions, des barrages et de la peur. Elle est indifférente au traumatisme durable de la population calédonienne.
Ce rapport indigne n'aurait pas dû voir le jour et on se demande quelle perversité intellectuelle, quelle mauvaise foi politique ou quelle ignorance absolue il a fallut pour le produire.
Mais il faut aussi relativiser. Ce travail rejoindra, sans doute, les multiples rapports des nombreux experts et commissions qui ont écrit sur la Nouvelle-Calédonie. Il est toutefois significatif d'observer l'écho qui lui a été donné par une certaine presse de gauche, toujours la même, qui poursuit – sans même s'en cacher – un combat idéologique. Il est invoqué également – sans surprise, là non plus – par le FLNKS qui y trouve un appui pédagogique bienvenu, lui qui est incapable de structurer sa doctrine et ses projets.
C'est justement parce que le FLNKS est perdu que les idéologues de gauche se sentent obligés de s'agiter et de venir à la rescousse.


