
LA CHRONIQUE DE LA SEMAINE ÉCOULÉE
La chronique de la semaine écoulée
La métropole a son 13 mai 2024, même s'il a eu lieu le 17 octobre 2026.
En découvrant avec sidération ce déchainement de violence épouvantable qui s'en prend indifféremment aux biens, aux personnes et aux institutions de la République, on a, malheureusement, un sentiment de déjà-vu.
Ces scènes de pillages, de saccages, d'incendies, de destruction et de dévastation rappellent douloureusement les violences insurrectionnelles inédites qui ont frappé la Nouvelle-Calédonie, il y a deux ans et demi.
Avec la même volonté de détruire sous des prétextes fallacieux : le corps électoral en Calédonie, la vie chère et la grogne des lycéens en métropole. Des revendications bien éloignées de la violence inacceptable qui s'est manifestée et qui n'a épargné aucune région de France. Paris, Lyon, Marseille et Limoges pour ne citer que les villes les plus emblématiques ont été prises d'assaut par des hordes cagoulées et vêtues de noir venues semer la terreur et créer le chaos.
Ça nous rappelle dramatiquement quelque chose.
Et les dégâts se chiffrent en quelques heures, à plusieurs centaines de millions d'euros. Ça aussi, on sait ce que ça veut dire.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu estime que l'on a atteint un point de non-retour. Il cible une ultra-gauche particulièrement violente, et il parle d'une nébuleuse très organisée, qui a agi méthodiquement.
On retrouve, là encore, des similitudes avec ce qui s'est passé chez nous où la destruction méthodique du tissu économique, avait manifestement été préméditée, organisée et orchestrée.
L'inspirateur, ici, c'était la CCAT, même si la justice a conclu à un non-lieu envers ses responsables mais rappelons que le parquet a fait appel.
En métropole, c'est LFI qui souffle sur les braises et appelle à la mobilisation et à la révolution avec les terribles résultats que l'on constate.
Qui s'assemble, se ressemble et l'on ne s'étonne pas, dans ces conditions, de voir l'Union calédonienne – dont la CCAT est une émanation – apporter son soutien pour la présidentielle, au candidat de La France Insoumise. Emmanuel Tjibaou s'empresse de préciser qu'il dénonce toutes les formes de violence, et qu'il reste engagé dans une lutte résolument politique. Il en faudra plus au président de l'UC pour convaincre les calédoniens.
Il affirme soutenir Jean-Luc Mélenchon par pragmatisme parce qu'il est le seul – dit-il – à s'être engagé pour l'accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté.
Mais nos indépendantistes eux-mêmes, ne se font guère d'illusion. François Mitterrand leur a déjà fait de coup en 1981. Il leur avait promis l'indépendance et on voit ce que ça a donné...
Une élection présidentielle qui aura lieu exactement dans 6 mois et la question se pose, évidemment, de la possibilité de tenir cette échéance démocratique dans un tel climat insurrectionnel et alors que le pouvoir politique a d'ores et déjà fait la preuve de son impuissance.
Il l'a démontré dans sa gestion des forces de l'ordre qui, depuis l'origine, sont en première ligne, comme elles l'ont été chez nous il y a deux ans et demi. Entre le Chef de l'Etat, qui les enjoint à l'empathie à l'égard des manifestations lycéennes, et le ministre de l'intérieur qui leur interdit l'usage d'armes intermédiaires alors qu'elles sont la cible des émeutiers et de l'ultra gauche, il est évident qu'il faut soutenir nos forces de l'ordre qui affrontent ces violences d'une extrême intensité.
"Entre les forces de l'ordre et les casseurs, il faut choisir son camp" a lancé Sébastien Lecornu à l'adresse de Jean-Luc Mélenchon.
On ne sait pas si, chez nous la télévision d'Etat a entendu le message mais au soir des violences insurrectionnelles de métropole, elle n'a rien trouvé de mieux qu'ouvrir son journal avec une vidéo, glanée sur les réseaux sociaux, qui évoque – et je cite – la violente agression d'un jeune calédonien par les forces de l'ordre alors qu'il se trouvait place de la République, à Paris pendant les émeutes. Le jeune n'est pas blessé, il n'a pas porté plainte mais ça fait "la une" de la télévision d'Etat.
On sait que ça fait longtemps qu'elle a choisi son camp.


