SLN : objectif rentabilité d'ici 2030
Le directeur général de l'industriel Guillaume Kurek ( notre photo ) a dressé un bilan de l'année 2025 et tracé les perspectives pour 2026.

Nous sommes toujours là ! On avance sans certitude, mais avec plus de confiance a déclaré Guillaume Kurek. Après une année 2024 qui avait laissé la SLN groggy a-t-il dit, l’année 2025 a permis d’avancer sur plusieurs points de relance. Le premier, c’est bien sur la matière première, c’est-à-dire de minerai. Les sites de la côte Ouest ont continué à fonctionner tant bien que mal et se sont les sites de la côte Est qui mobilisent la SLN. Notamment ce lui de Thio, à l’arrêt depuis Avril 2024. La SLN travaille à sa réouverture depuis plusieurs mois, et les choses se sont concrétisées la semaine dernière a expliqué Guillaume Kurek.
A Kouaoua, la mine est en activité, mais la serpentine étant hors d’usage, la SLN va devoir créer une route et construire pour cela 4 ponts pour permettre le roulage du minerai jusqu’au site de chargement. La SLN espère aussi une réouverture des sites de Kiel et Stambul, fermés respectivement depuis 2017 et 2015, réouverture sur laquelle elle travaille avec d’autres sociétés locales, et notamment la NMC.
La reprise de l’activité des sites miniers est l’un des 3 axes sur lesquels travaille la SLN pour viser un retour à la rentabilité d’ici 2030. Mais ce n’est pas le seul.
L’Indonésie qui a décidé de limiter sa production pour corriger la suroffre qu’elle engendre, et qui tire les prix vers le bas.
Côté production, de 32.000 tonnes produites en 2024 à Doniambo, la SLN est passée à un peu plus de 36.000 tonnes en 2025. On est encore loin de la production nominale, qui tourne autour de 50.000 tonnes par an, mais la SLN espère qu’elle pourra atteindre 43.000 tonnes l’an prochain.
Et elle va poursuivre sa politique d’exportation, en deçà toutefois de ce qui se faisait ces dernières années, hormis 2024 et 2025 a expliqué Guillaume Kurek.
Et même si la SLN perd encore de l’argent chaque mois, elle a obtenu l’an dernier son meilleur coût de production depuis 2021, et ce notamment grâce à la mobilisation du corps social a souligné le directeur général de la SLN.
Guillaume Kurek a également réagi au relevé de conclusion sur les questions économiques et sociales signé à Paris cette nuit, et en particulier le chapitre consacré à la filière Nickel.
Le relevé des conclusions sur les questions économiques et sociales prévoit près de 29 milliards de Francs pour la SLN. Un peu moins de la moitié a déjà été versé, et le reste le sera en fonction des besoins et des perspectives de retour à la rentabilité précise le document. Guillaume Kurek a rappelé que cet argent sera remboursé dès que la SLN sera de nouveau rentable.
On l’a bien compris, la SLN espère atteindre cet objectif à l’horizon 2029 – 2030.

